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mercredi, 26 avril 2006
Synergies Européennes
C'est pour répondre à l'invitation de Hilde de Lobel - députée du Vlaams Belang et animatrice de la soupe identitaire anversoise - que je me suis rendu avec Dominique Lescure à Antwerpen le week-end dernier. Nous étions conviés à assister au fameux "Vlaams Nationaal Zangfeest", un des grands rendez-vous du nationalisme flamand.
Après nous avoir récupéré à l'aéroport de Bruxelles, Hilde nous amena directement à Anvers où nous attendaient d'autres militants identitaires notamment Odile et Roger Bonnivard pour le Bloc Identitaire Ile-de-France ainsi qu'une délégation d'Alsace d'Abord menée par Christian Chaton.
Le groupe entama alors une découverte historique d'Anvers avec comme point d'orgue, la visite de l'hôtel de Ville dont les portes avaient été ouvertes pour l'occasion. Ce qui nous permit de découvrir ce magnifique édifice de la Renaissance ainsi que la salle où siège le conseil communal et donc les élus du Vlaams Belang (avec un score de plus de 30 % aux élections communales de 2000).
Le soir, nous avons assisté - dans une salle privée - à un repas à la Flamande rythmé par une soirée de chants européens. Une très bonne ambiance conviviale avec des textes chantés dans plusieurs langues européennes : flamand, allemand, français, provençal, alsacien, italien, etc.
C'est ainsi que nous avons eu droit à des chansons telles que : "Straßburg, o Straßburg", "Il domani appartienne à noi", "Wildgänse", "Les lansquenets", "A Nation once again", "Le vin gaulois" ou encore "Coupo santo". Ce dernier chant étant interprété pour la première fois - dans ce type de rendez-vous flamand - selon l'animateur de la soirée.
En somme, une belle soirée communautaire qui sentait bon l'Europe, la richesse de ses peuples et de ses cultures.
Le lendemain, nous avons donc assisté à la 69ième édition du "Vlaams Nationaal zangfeest". Cette Fête de Chants Nationalistes Flamand est impressionnante tant au niveau de l'organisation que de l'assistance. Près de 5 000 personnes réunies dans le Palais des Sports pour communier ensemble dans leur fierté d'être Flamand. Avec des chansons évoquant la lutte pour la défense de leur identité. Impressionnant !
Même ceux qui ne comprennent pas le Néerlandais ne peuvent être que subjugués par le spectacle : l'orchestre avec son imposante chorale, les défilés de scouts flamands, l'hommage rendu aux drapeaux d'Europe, etc.
(voir les photos de l'édition 2004)
Au-delà de l'aspect culturel de l'événement, ces deux jours passés à Anvers ont permis de nouer des liens avec des responsables identitaires flamands quelques semaines après la présence des Identitaires au congrès des jeunes de la Ligue du Nord.
Plus que jamais, notre combat doit s'inscrire dans une perspective européenne.
Fabrice Robert
PS : Avant de reprendre l'avion pour Nice, je ne manquai pas de voir les responsables identitaires de Wallonie-Bruxelles pour faire un point sur les manifestations de la veille (meeting identitaire suivi d'un rassemblement contre le racisme anti belge à la gare de Bruxelles) et les projets de développements en cours.
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 20 avril 2006
Mises au point...
« NOUS SERONS À NOUVEAU SUR LE PORT DE NICE LE 6 DÉCEMBRE 2006 ! »
Le 29 mars l’association niçoise Soulidarietà a distribué la dernière « soupe au porc du port » de sa première « saison ». Une saison riche en évènements de toutes sortes et marquée par une médiatisation proprement mondiale des soupes identitaires niçoises, parisiennes et strasbourgeoises. Pour Novopress, Dominique Lescure, le président de Soulidarietà, revient sur les distributions passées, met « les points sur les i » à propos de certaines allégations parues dans la presse et aborde les perspectives d’avenir.
Comment l’aventure de Soulidarietà a-t-elle commencé ?
L’aventure de Soulidarietà a commencé parce que quelqu’un m’a montré l’exemple : c’est Odile Bonnivard et son association Solidarité Des Français, qui depuis 2003 sert de façon hebdomadaire à Paris une soupe identitaire à nos compatriotes dans la misère. Ce qu’elle m’a surtout montré, c’est que s’il y a un endroit à reconquérir, c’est avant tout la rue, parce qu’on n’y est plus. Et tant qu’on n’y sera pas à nouveau, on ne pourra pas être écouté et entendu par les nôtres.

Au risque d’étonner voire de choquer certains, je vais évoquer la figure de Coluche. Evidemment, il avait sa propre façon de faire de la politique, mais je pense que c’était une façon qui était tout à fait honorable par rapport à la politique telle qu’elle est faite par les tenants du Système. Bien évidemment, je ne me reconnais nullement dans les Restos du Cœur tels qu’ils sont devenus, c’est-à-dire une machine de promotion médiatique pour toute une série de chanteurs qui font leur propre publicité sous couvert d’action sociale. De plus, les Restos pratiquent eux aussi la « discrimination anti gauloise » puisqu’ils refusent les boîtes de cassoulet, de choucroute, la charcuterie, et ce afin de ne pas heurter les convictions religieuses de certains...
Et puis il y a une autre figure qui me tient à cœur, c’est celle d’Auguste Blanqui. Pour moi, c’est l’archétype du révolutionnaire qui a consacré sa vie à lutter pour ses idées, sans rien attendre pour lui-même, et qui en a payé le prix puisqu’il a passé une bonne partie de sa vie derrière des barreaux. Il aurait pu rendre les armes, cesser le combat, mais il a continué à lutter. Il est là pour nous rappeler que rien n’est jamais acquis. On ne peut pas dire que l’accueil des tenants du Système ait été très chaleureux. La gauche a hurlé au retour de la bête immonde, mais des gens de droite lui ont emboîté le pas.
Certains, à droite, ont commencé par nous soutenir. C’est le cas du député Jérôme Rivière qui nous a adressé une lettre de félicitations à l’en-tête de l’Assemblée Nationale. Ensuite il est devenu beaucoup plus discret... Et puis surtout, il y a eu Bruno Gollnisch qui est venu soutenir la distribution de soupe « de la solidarité Européenne » (interdite par la préfecture) à Paris. De nombreux cadres du FN et du MNR ont fait de même, à Strasbourg comme à Nice.
En revanche, nous avons été surpris par l’attitude pour le moins distante de Philippe de Villiers lors de la journée sur les problèmes du secteur de la viticulture, à Orange, chez Monsieur Bompard ,maire de la localité et animateur en chef de « l’esprit publique » le Jeudi 09/02/2006.
Il a tout fait pour nous éviter et a à peine daigné nous serrer la main. Visiblement, notre soupe n’est pas sa tasse de thé ! D’autres ont préféré hurler avec les loups. C’est le cas de Noël Ayraud (1) qui a cru bon d’intervenir en s’abstenant, sans doute, de s’enquérir auprès du maire ou des autres conseillers municipaux si sa prise de position était bien indispensable. Sur les premières soupes, il n’est pas venu pour empêcher un hypothétique affrontement avec la gauche mais pour joindre sa voix au chœur de la haine identitaire.
La gauche a été égale à elle-même. Les représentants du diocèse ont, comme il fallait s’en douter, joint leurs cris d’orfraies au concert des bonnes âmes effarouchées. Quant à l’Evêque de Nice, Louis Sankalé, j’ai envie de paraphraser Georges Brassens dans « Les trompettes de la renommée » et dire à ce catéchumène que nous entendons bien être les énergumènes de l’action sociale : on lui laisse dire Amen, alors qu’il nous laisse dire « merde ! » au Système et nourrir nos pauvres comme nous l’entendons.
Noël Ayraud, puisqu’on parle de lui, a été particulièrement virulent dans l’entretien qu’il a accordé à Novopress (2). Que vous inspirent ses propos lorsqu’il parle de « discrimination » ?
De la discrimination, il a été le premier à le constater et à le faire constater par ses espions, il n’y en a pas eu ! Nous avons servi toute personne, quelle que soit sa religion ou sa couleur de peau. Donc c’était bien un a priori de sa part. Dans l’entretien qu’il vous a accordé, il affirme que sa prise de position n’était pas personnelle mais reflétait au contraire celle de Jacques Peyrat, le sénateur-maire de Nice, et de sa majorité municipale. Or Jacques Peyrat n’a jamais déclaré à quiconque qu’il était opposé à cette distribution de soupe. Si monsieur Ayraud pense que le maire partage son aversion, c’est lui que ça regarde.
Autre remarque intéressante de Noël Ayraud : « l’extrême gauche s’est manifestée, l’opposition municipale de gauche s’est elle aussi manifestée - bien après nous ! Je crois qu’il y a pour une fois un consensus au niveau du Conseil municipal ». Que vous inspire cette union sacrée Droite-Gauche pour empêcher des français d’aider des compatriotes dans la misère ? A pensée Unique, action unique ?
Tout à fait ! Et puis union hypocrite de la carpe et du lapin. On voit bien, au fur et à mesure des articles parus dans Nice-Matin, que chacun a voulu dire la sienne. Nice-Matin, qui a sorti une dizaine d’articles fielleux à notre encontre, ne nous a d’ailleurs jamais accordé la moindre possibilité de nous exprimer
Un autre politicien local s’est particulièrement distingué, c’est le député UMP Lionnel Luca, vice-président du Conseil Général des Alpes Maritimes (3). Il a saisi Nicolas Sarkozy afin de faire interdire « ce menu ouvertement discriminatoire et provocateur, particulièrement révoltant... »Lionnel Luca est complètement intégré au Système. Et il était de bon ton, au moment de notre distribution, de prononcer le nom de Sarkozy dans la perspective des élections à venir... Luca est le prototype du faux dur, du miroir aux alouettes que le Système met parfois en avant afin d'empêcher que les gens ne se mettent à "voter mal". Il essaye de jouer, dans les réunions de quartier, les anti-islamistes purs et durs afin séduire les électeurs de sa circonscription tentés par le vote national, mais dès qu’il s’agit d’actions concrètes, il révèle sa vraie nature : celle d’un fidèle serviteur de la pensée unique .
Et quid des autres associations « humanitaires » ?
Elles feraient bien de regarder comment nous préparons notre soupe et d’en prendre de la graine. Les SDF nous ont dit que la seule soupe qui contenant de la viande, c’était la nôtre. Tout individu, en particulier lorsqu’il se trouve dans une situation alimentaire et sanitaire précaire, a besoin de manger régulièrement de la viande. Or que servent les autres associations ? Un potage lyophilisé et de la Vache qui rit, ce qui, entre parenthèse, est ce que l’on sert aux gens en garde-à-vue. A tel point que même les plus affamés ne peuvent plus la voir en peinture cette Vache qui rit ! D’ailleurs il n’y a qu’elle qui rit et en GAV et dans la rue !

Je tiens aussi à rappeler les pressions qu’ont subi les SDF de la part de certaines associations. Certains SDF, par un sentiment de fidélité mal placé mais respectable, n’ont pas osé traverser la rue et venir nous voir. On leur a dit : « nous sommes là depuis toujours. Eux, ce sont des fachos qui veulent simplement faire un coup médiatique et ils ne seront pas là l’année prochaine. Donc vous ne devez pas y aller sinon ce serait nous trahir ». Eh bien c’est faux ! Je peux annoncer dès aujourd’hui que nous serons à nouveau sur le port de Nice le 6 décembre 2006. Et j’invite tous nos camarades identitaires à venir ce jour-là partager un moment de fraternité avec nos frères les plus démunis.
Et puis soyons clairs : un certain nombre de bénévoles des grandes structures caritatives recherchent avant tout une réalisation personnelle, à s’acheter une bonne conscience. C’est encore plus vrai pour ceux qui partent faire de l’humanitaire à l’autre bout du monde alors qu’il y a tant de gens qui souffrent à leur porte. Certains n’ont pas véritablement l’intention de ramener les SDF dans ce qu’on pourrait appeler la norme sociale (un logement, un travail, une vie familiale et sociale...) mais simplement de les entretenir dans leur misère, donc de les laisser mourir à petit feu. Alors c’est clair, entre un potage lyophilisé, de la poudre délayée dans vingt litres d’eau et une soupe patriote cuisinée à l’ancienne, il n’y a pas photo ! Chez nous il y avait de la chaleur humaine, de l’écoute, des rencontres qui se sont faites. Et cela, les grosses associations n’ont pas le temps de le donner, parce qu’elles n’envisagent pas leur mission de cette façon là mais se contentent de distribuer des repas. Or, aujourd’hui, le traitement social de la misère (CMU, RMI, etc.) permet aux pauvres de ne pas mourir de faim même s’ils ne mangent pas parfaitement bien. Donc, ce qu’il faut c’est améliorer leur quotidien d’un point de vue humain, pas simplement de se limiter à leur servir des repas.
Autre chose, dans les grandes associations de type Restos du Cœur ou Croix Rouge, on n’a pas toujours à faire à de véritables SDF, mais parfois à des gens qui, même en ayant des revenus modestes, ont un logement et qui viennent chercher le repas pour la famille. Je pense en particulier aux Roms qui ont fait la manche toute la journée aux feux rouges ou à la sortie des églises. Ils ont suffisamment d’argent pour s’acheter à manger, mais c’est d’une certaine manière leur journée de travail qui continue.
Ces soupes identitaires, celle de Nice comme celles de Paris et de Strasbourg, ont fait l’objet de reportages dans la presse du monde entier. C’est la première fois qu’une initiative identitaire a un tel impact médiatique. Que vous inspire cette médiatisation ?
Il est intéressant de constater la différence de traitement de l’information entre la presse française et étrangère. En France, il y a peut-être cinquante titres de journaux, il n’y a en fait qu’une seule Pravda : l’AFP. Nous sommes en train de nous enfoncer dans un système soviétique où bientôt on n’osera même plus regarder quelqu’un d’une couleur de peau différente de peur que ce regard puisse être considéré comme offensant, comme discriminatoire. Heureusement, pour des raisons que j’ignore, nos actions ont dépassé les frontières et les journalistes étrangers se sont montrés beaucoup plus objectifs que leurs homologues français. Ils ont pris en compte la globalité des faits et notamment l’immigration que subit notre pays. En fait, nos plus gros détracteurs n’ont été ni les juifs, ni les musulmans, ni les végétariens, mais des français de souche qui ont vraisemblablement oubliés leurs racines. On est encore une fois dans le système de l’auto-flagellation, du reniement de ses propres traditions, de l’expiation... Mais interdire une soupe parce qu’elle contient du cochon, c’est la porte ouverte à la fermeture des charcuteries, à la disparition de produits typiquement gaulois sous prétexte de ne pas heurter la sensibilité ou les convictions de certains.
Les deux maîtres mots, les deux formules magiques de l’indignation médiatique et politicienne qui sont revenus comme des leitmotivs ont été « provocation » et « discrimination ». Un commentaire sur chacun d’eux ?
« Provocation » ? Je serais enclin à répondre oui. Nous avons lancé cette soupe pour faire de la provocation, mais dans le bon sens du terme. Nous sommes dans une telle apathie, dans un tel endormissement, dans une telle lobotomisation de la population à cause des médias qu’il était nécessaire de mener une action permettant d’ouvrir les yeux de nos contemporains sur la dhimmitude des partis et des hommes politiques du Système. Et nous y sommes parvenus ! Nous avons pu constater quelle a été leur attitude. Nous avons vu des gens, qui d’ordinaire ne font rien, aboyer avec la meute. Effectivement, il s’agissait d’une provocation. Non pas à l’endroit des musulmans, des juifs ou des végétariens, mais destinée à confondre les menteurs qui nous gouvernent.
Pour ce qui est de la « discrimination », il me semble que si nous avions voulu être discriminant, nous aurions agi autrement. On nous a reproché le tract qui évoquait les « collabo-rat-eurs », mais il s’est avéré que ce tract a été inattaquable, y compris par Ciccolini (4), l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, qui nous a comparé au Hezbollah. Comment, dans ce cas, accuser des gens de discrimination préméditée alors qu’à la sortie on ne trouve pas la moindre virgule qui permette d’attaquer en justice ? Et, comme on a pu le constater sur les photos parues dans la presse, des noirs ou des maghrébins sont venus manger notre soupe, en ayant été prévenus qu’elle contenait du porc. On a pris en compte le fait que c’était des êtres humains, qu’ils étaient dans la rue et qu’ils avaient faim. Et on les a servi. Il ne s’agissait nullement de dire à qui que ce soit : « toi, tu n’y a pas droit !» C’est pourtant ce dont on nous a accusé.
En revanche, il faut noter la présence, lors de notre première distribution, d’un pasteur protestant accompagné d’un maghrébin, visiblement venus mener une opération de testing. Nous avons servi ce soi-disant SDF maghrébin, lequel a jeté sa soupe par terre. Nous aurions pu réagir vivement à cette provocation, mais nous ne l’avons pas fait.

Parlons des principaux bénéficiaires de votre action, les SDF. Comment vous ont-ils accueillis ?
Avant que la soupe ne commence à être distribuée, nous avons travaillé en amont pendant près d’un mois et demi, en allant à la rencontre des SDF niçois. Nous leur avons expliqué sans ambiguïté qui nous étions et ce que nous comptions faire. Quand on annonce à quelqu’un qui vit dans la rue une distribution de soupe, l’accueil est généralement favorable, en particulier lorsque la soupe contient de la viande. Avant même de savoir si la soupe allait être bonne, ils ont su qu’il y avait une partie de leur peuple qui prenait en compte leur détresse et ce, hors des grandes structures hyper organisées. Ils ont su qu’outre la distribution de soupe, nous voulions recréer une espèce de lien social par l’appartenance identitaire.
J’ai évoqué plus haut les pressions exercées, et malheureusement elles ont parfois fonctionnées. Certains, qui avaient en tête à tête une attitude tout à fait favorable à notre égard, ont choisi le soir de ne pas traverser la rue qui nous séparait des autres organisations, quitte à moins bien manger, à être dans une ambiance moins conviviale, à être obligés de côtoyer ceux qui les agressent régulièrement. D’autres en revanche ont compris que notre slogan « les nôtres avant les autres » - que les tenants du Système nous ont tant reproché – traduisait notre volonté de nous engager pour eux et non pas contre les autres, que nous allions amener un plus que les autres associations ne pouvaient pas offrir : cette chaleur humaine, cette solidarité identitaire dont je parlais tout à l’heure.
Nous avons pu constater que les SDF qui ont goûté notre soupe non seulement se régalaient en terme gustatif, mais surtout qu’ils se régalaient des regards, des poignées de main, des écoutes dont ils ont bénéficié de la part de celles et ceux qui sont venus nous soutenir. Parce que nos bénévoles, contrairement à ce que la presse du Système a pu écrire, n’étaient pas une horde de brutes épaisses. Toutes les générations étaient là. Des mamans sont venues avec leurs bébés. Nos frères de galère ont pu parler à des jeunes – une jeunesse identitaire, saine, solidaire - alors qu’ils sont nombreux, suite aux aléas de l’existence (divorce...) à ne plus voir leurs enfants qui ont parfois le même âge. Et puis ils ont pu constater que des seniors de 60, 70, 80 ans ont pris sur eux pour venir apporter qui du chocolat, qui de la pissaladière, qui de la socca, qui de la tourte de blette, ce qui fait qu’on a amélioré le quotidien à chaque soupe. Ces denrées identitaires ont, elles aussi, été distribuées et c’était une façon de dire : « ici on en terre niçoise ! Il y a la soupe au cochon (adaptée de notre soupe au pistou), mais il y a aussi des plats traditionnels niçois, parce que ce sont nos plats et que nous luttons pour conserver nos traditions ».

Y a-t-il un « profil-type » ou bien chaque histoire, chaque parcours est-il différent ?
Moi je ne retiendrais pas la formule de profil-type. En revanche, il y a un « contexte-type », c’est le contexte actuel, celui de la mondialisation, de l’ultra-libéralisme, du piège du crédit généralisé, de l’immigration-invasion, de la paupérisation d’un nombre croissant de nos compatriotes qui en découle. Ce contexte amène dans la rue des profils très divers issus de toutes les couches de la société. Car avant de se retrouver dans la rue, ces personnes occupaient une place dans la société. N’importe qui peut basculer. La rue n’est pas réservée à certaines catégories de la population. J’ai rencontré des gens qui étaient fort bien éduqués, qui avaient un cursus professionnel tout à fait normal.
Souvent, quand on se retrouve dans la rue, on sombre dans l’alcoolisme. Mais beaucoup de SDF ne l’étaient pas auparavant. Ils le deviennent parce qu’ils n’ont pas accès aux soins, aux antidépresseurs, aux anti-douleur. Et puis l’alcool a un effet coupe-faim et il donne une fausse impression de chaleur, nécessaire pour parvenir à s’endormir dans le froid. Nous avons aussi rencontré des SDF qui ne buvaient pas, des SDF sereins, qui continuaient à avoir confiance en eux et qui jugeaient leur situation actuelle comme une mauvaise passe provisoire. Mais parfois, aussi curieux que cela puisse paraître, la rue est un choix, la volonté de tenter une expérience de dénuement, d’ascétisme social. Je pense notamment à un SDF de 65, 70 ans qui, ayant appris qu’il était porteur d’un cancer, et qui était probablement coupé de sa famille, a choisi de rajouter la rue à son cancer. Bien sûr, ce n’est pas la majorité !
Je crois que s’il y a un point commun, c’est le choix, à un moment de la vie, d’abandonner une situation que l’on estime ne plus être vivable. Il peut s’agir d’un chagrin d’amour, d’un divorce, de la perte d’un être cher, d’un chômage après quarante ans, d’un surendettement qui conduit à une insolvabilité puis à une expulsion. Il y a donc mille chemins pour se retrouver dans la rue.
Grâce à Soulidarietà, plusieurs SDF ont retrouvé un toit...
Sept SDF ont été relogés avec un bail nominatif. C’est-à-dire qu’ils sont sortis de la rue, du froid, de l’insécurité et qu’ils ont retrouvé des conditions d’hygiène acceptables. Ça veut dire qu’il y a des propriétaires qui ont répondu à notre appel, qui nous ont fait confiance et surtout qui ont fait confiance aux capacités de réinsertion de nos frères d’infortune. Je tiens aussi à remercier ce chef d’entreprise qui, à l’issue de l’intervention que j’ai faite à Nice dans le cadre d’une réunion du Club de la Cité, est venu spontanément vers moi en disant qu’il cherchait un maçon. Et parmi nos amis en galère il y avait un maçon !
Après une première saison hivernale passée à distribuer des soupes au porc, que compte faire Soulidarietà ? Allez-vous vous limiter à ce type d’actions ou, au contraire, envisagez-vous de diversifier l’aide que vous apportez à nos compatriotes les plus démunis ?
Dès le départ les statuts de Soulidarietà ont été rédigés de façon très large afin de pouvoir étendre et diversifier nos actions. Nous y avons inclus, bien sûr, la distribution de soupe identitaire, mais également la réinsertion professionnelle et l’hébergement. Ce qui est certain c’est que Soulidarietà ne va pas rester inactive jusqu’à la reprise des distributions de soupe. Et qu’elle va s’intéresser de plus en plus à la façon d’obtenir un toit pour les nôtres.
Début juin, nous allons rencontrer à Rome nos camarades Gabriele Adinolfi (5) et Gianluca Iannone (6), initiateurs notamment de Casapound (7), du « Prêt Social » (8) et des OSA (9), et ce afin de voir, d’entendre et d’apprendre. L’un des responsables de Soulidarietà est d’ailleurs membre de Polaris (10), un centre de réflexion créé par Gabriele Adinolfi. Nous suivons avec une attention toute particulière l’expérience des OSA, ces occupations d'édifices publics laissés à l’abandon, que nos camarades italiens réquisitionnent et rénovent afin de reloger des familles italiennes. Notre idée est que Soulidarietà investisse à terme ce champ-là. Bien sûr, la France n’est pas l’Italie, les réalités et les rapports de force politiques sont différents et il ne s’agit pas de tenter un copier-coller de ce qui se passe de l’autre côté des Alpes. Ce qui m’intéresse, c’est l’état d’esprit, c’est d’adapter les expériences italiennes à la réalité et aux spécificités françaises.
Je vais donner un exemple concret qui rejoint la démarche des OSA : il y a, dans la bourgade où j’habite, une maison assez vétuste divisée en deux appartements. L’un est occupé par une femme de cinquante ans, sa fille de dix neuf ans et sa petite fille qui vient de naître il y a neuf mois. Et la mère de cette femme vient d’y mourir il y a deux semaines. L’autre appartement est occupé par une jeune femme d’une trentaine d’années qui élève, seule, ses trois enfants. Cette maison est en passe d’être vendue par son propriétaire et certaines de ses occupantes sont sur le point d’être expulsées. Là où le bas blesse, c’est que la municipalité a construit récemment un certain nombre de logements sociaux à livrer dans les semaines qui arrivent, mais qu’elle n’entend pas pour autant reloger ces femmes - européennes, françaises - qui vivent pourtant dans le village depuis vingt ans et qui ont toujours participé à la vie de celle-ci. On leur a expliqué que ces logements sociaux tout neufs étaient réservés à « d’autres »... Inutile d’expliquer qui sont les « autres » ! Nous attendons l’accord des personnes concernées pour déclencher une action en direction du maire, afin que celui-ci les reloge. Cette action peut prendre différentes formes : responsabilisation de la municipalité (opération téléphone-courriels-fax), sensibilisation de la population, mais également, si nécessaire, occupation de la maison. Il s’agit bien d’une occupation à fin d’habitation. Mais rien n’impose que cette habitation se fasse dans les locaux occupés.
Sur un plus long terme, Soulidarietà a l’intention d’aborder les problèmes d’éducation et de santé. Mais nous ne voulons pas – parce que nous ne pouvons pas – tout faire en même temps. Nous préférons avancer pas à pas et bâtir du solide ayant vocation à s’inscrire dans la durée. Sans oublier certaines lutte sociales locales. Parce que je pense qu’il y a là matière à bousculer des certitudes et des schémas de pensée gravés dans les esprits depuis des décennies. Et c’est là que réside la grande force de la mouvance identitaire : nous avons compris que nous avons changé d’ère, que nous ne pouvons plus demeurer figés dans des schémas obsolètes. Pour reconquérir notre terre, pour réveiller et gagner le cœur de nos compatriotes lobotomisés par le Système, nous devons aller à leur rencontre, les écouter, les comprendre. C’est ce à quoi nous nous employons au sein de Soulidarietà.

Je remercie tous ceux qui nous ont accompagné au fil des semaines dans cette aventure. J’invite tous nos camarades à consulter régulièrement notre blog (11) afin de se tenir au courant des prochaines actions. Et, en attendant, je vous invite le dimanche 7 mai à La Gaude (Alpes maritimes), Place du Marronnier, à venir partager avec nous à partir de midi un buffet de victuailles et de cochonnailles en tous genres, sans oublier le vin du pays. Tout ça à l'ombre d'un Marronnier et à côté d'une belle fontaine d'eau de source, sur une petite place au cœur d'un de nos beaux villages du moyen pays Niçois. Musiques, chants et rires sont les bienvenus pour une journée de convivialité identitaire. Repas festif et familial à la campagne. Emmenez vos femmes et vos enfants !
Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France.
Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France.
(1) Adjoint au sénateur maire de Nice, chargé de la santé et de l’action humanitaire.
(2) http://fr.novopress.info/?p=4197
(3) Permanence Parlementaire : 14, rue Jean-Raimond Giacosa 06800 Cagnes sur Mer. Tél. : 04.93.22.94.44 - Fax : 04.93.22.96.66 http://www.lionnel-luca.org/
(4) Ancien maoïste, avocat de la Ligue des droits de l'homme, 12 rue du Marché, 06300 Nice. Tél. : 04 93 85 75 17 - Fax : 04 93 62 69 95.
(5) http://www.gabrieleadinolfi.it/
(6) http://fr.novopress.info/?p=4735
(8) http://www.mutuosociale.org/
(9) Occupazione a Scopo Abitativo - Occupations à fin d’habitation
(10) http://www.gabrieleadinolfi.it/manifestobis.pdf
(11) http://www.soulidarieta.org/
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dimanche, 02 avril 2006
La der'
Nous y voilà, mercredi 29 mars Soulidarietà a distribué sa dernière soupe de l'année.
Entre vingt à trente sans-abris ont été servis et on ne compte pas tous les camarades et soutiens venus nombreux se joindrent à nous(+ 50) pour cette dernière soupe qui avait des airs des fêtes populaires d'antan comme on en voit plus que trop rarement de nos jours dans nos tristes rues désertés par la gaieté de notre peuple.
Ainsi avant un bilan global de notre action sociale de cette année et ce que nous prévoyons pour la suite, nous tenons à remercier toutes les personnes qui d'une manière ou d'une autre, peu ou prou, nous ont aidé cette première saison dans la rue.
Grâce à vous 500 soupes ont pu être servi cette année, et 7 sdf (dont une jeune femme de 30 ans à peine)ont été sorti et mis à l'abri de l'hiver,du froid,de la pluie et des agressions de la rue et relogé avec un bail nominatif.
Ils sont chez eux maintenant!.
Alors merci à tous, conservez notre blog dans vos favoris pour être tenu informé de nos actions qui ne s'arrêteront pas là croyez-nous !
La lutte continue !
A l'année prochaine.
"LU NOUOSTRE DAVANT LU AUTRE"
FACE A LA MISERE TU N'ES PLUS SEUL: SOULIDARIETA !
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