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mardi, 21 février 2006

Socialisme identitaire: maintenant !

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C.R Soupe du mercredi 15 Février 2006 :


C'est avec un léger retard que nous transmettons ce compte-rendu de la soupe du mercredi 15 Février 2006.
Cette semaine nous avons servi une vingtaine de soupes, ce qui est désormais la moyenne compte-tenu d'une présence moins nombreuses de sdf dans le quartier du port le mercredi soir.


Semaine après semaine reviennent le même noyau de sans-abris et régulièrement viennent vers nous de nouvelles têtes.
Ce qui est malheureux dans un sens mais qui nous montre bien que notre travail plus qu'utile, s'avère nécessaire.


On constate aussi depuis deux semaines sur notre soupe, la présence d'immigrés en transit dans notre ville mais qui nous ont assuré qu'ils ne comptaient pas rester en France mais aller ailleurs en Europe !
C'est vrai qu'à force ça va finir par craindre même pour les nouveaux arrivants !
Autant aller directement dans des pays plus prospères, donc avec moins d'immigration...
C'est peut-être cela la solution à l'immigration de masse : que la population d'origine se rapproche en toujours plus grand nombre du seuil de pauvreté et de précarité et peut-être que les allogènes iront migrer plus loin !
Comme ces nuages de sauterelles en Afrique qui passent d'un champs à l'autre, d'une récolte à l'autre, d'un pays à l'autre jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.
Ni pour les hommes, ni pour les criquets.


L'Europe en son entier est désormais bien démunie face à ce changement de population unique dans son histoire depuis les invasions barbares de la fin de l'empire romain.
Au moins le romain de l'époque aurait-il pu se consoler s'il avait su le magnifique destin qui attendait encore l'Europe du Moyen-âge et celle de la Renaissance ; alors que nous, nous ne voyons poindre que la ruine prochaine et la guerre que l'Amérique livre au monde.
L'Amérique, véritable Atlantide de la fin de notre ère qui entraîne tout dans sa chute, et nous avec.
Nous allons au gouffre et nous y allons bien !


Mais on ne peut pas tout avoir.
Comme nous avons vendu notre âme au diable de la consommation et du néant individualiste, il est juste que l'on nous présente aujourd'hui l'addition.
Tout finit toujours par se payer.
Et une bonne cure de pauvreté ne fera pas de mal à nombre de nos concitoyens qui se vautrent dans l'hédonisme sans préoccupation ni égard pour l'autre.
Pour celui que les Chrétiens appellent le prochain.


Au vu de la crise actuelle et comme il faut bien commencer quelque part, nous autres à soulidarietà nous sommes partisans d'aider le prochain le plus proche. On va dire pour faire simple, l'Européen de souche.


Plus qu'un choix identitaire c'est un véritable choix de société car l'avenir appartient aux communautarismes, sous une forme ou sous une autre. On peut le déplorer, ou l'on peut s'en réjouir, quoi qu'il en soit c'est ainsi et je pense que l'on peut prévoir que bientôt il y aura en France deux formes majeurs de regroupements communautaristes : l'Islam populaire (ou populiste), et le regroupement des Européens entre eux sous la forme de réseaux d'entraide et de soutien communautaire.
A nous de travailler pour la seconde option et de la rendre effective dans un sens qui soit social, solidariste et identitaire.


Dans l'avenir proche se renforceront deux lignes de force principales d'un socialisme réel et populaire qui émergent déjà :
l'Islam radical, ethnique et antirépublicain, et le socialisme identitaire dont nous sommes une des avant-garde.


Le socialisme identitaire, c'est-à-dire la recomposition volontariste chez les européens de souche d'un lien social, politique et ethnique.
Un lien qui soit un lien de proximité quotidienne.
D'où l'importance du social dans ce travail de réenracinement et de reconquête immédiate.


Si l'action sociale vise en premier lieu à lutter contre la précarisation économique, pour nous identitaires elle vise aussi à inclure dans le champ des luttes à mener immédiatement la défense de ce qui reste d'européen dans le peuple contre sa précarisation ethnique.
Cela autant que la protection du faible contre la prédation financière.


Ainsi pour nous le socialisme identiatire est cette action que nous menons quotidiennement dans le sens du maintien d'une norme ethnique autant qu'il est une lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale.
C'est un combat social, c'est un combat identitaire.
C'est placer au même niveau de lutte le combat identitaire que le combat social.
C'est un combat pour les nôtres au coeur du chaos identitaire contemporain, en attendant des jours meilleurs pour l'Europe.

C'est notre combat Social-Identitaire.
Ici et maintenant, sans attendre demain, sans rien attendre des grosses machines politiques, qu'elles se veulent patriotiques ou pas.
C'est travailler immédiatement à notre émancipation du cadre mondialiste et du marché autant que possible, petitement, avec nos moyens mis en commun dans un véritable socialisme militant, quotidien et identitaire.

                                                                      

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L'Identitaire doit réintégrer le social, dont il est une partie vitale.
Dont il est le coeur même qui justifie, alimente et anime de l'intérieur le combat social sans lequel il perd toute raison d'être.
L'Identitaire est la raison d'être du social.
Sans lui l'action sociale perd son sens et devient l'outil sans vie d'une norme de mort, celle qui vise à la planification rationaliste, matérialiste et totalitaire de la société par le socialisme républicain d'État.


Dans cette perspective le socialisme identitaire combat le socialisme républicain d'État d'essence totalitaire issus des lumières.
Si le socialisme identitaire est antirépublicain ce n'est pas par idéologie mais par nécessité vitale, car il défend ce qui reste du peuple de France du génocide psychique, morale et physique quotidien que lui fait subir le socialisme républicain d'État qui livre contre ce peuple une guerre à mort  où tous les moyens sont bon.                            Depuis l'avortement de masse jusqu'à l'anéantissement démographique par l'immigration de peuplement et la discrimination positive des étrangers.
C'est une guerre qui ne dit pas son nom mais qui a lieu tous les jours, dans tous les champs du social.
C'est une Vendée quotidienne jusqu'à notre fin définitive.

                                                                              


La raison fondatrice de notre engagement c'est donc l'organisation de notre survie économique, politique et identitaire qui passe par la préférence communautaire comme action dans le champ du social.
L'action de notre engagement dans le champ social est la préférence communautaire.


Cet engagement est notre guérilla quotidienne dans cette guerre d'extermination ethnique qui nous est livrée par le mondialisme américano-centré, et qui passe par la submersion démographique des peuples européens.
C'est une guerre a mort qui vise à empêcher au retour sur la scène internationale de la puissance Europe qui pourrait à termes, sans la collaboration active de nos élites, concurrencer et vaincre l'Amérique et repolariser le marché sur les intérêts vitaux de l'Europe et sur ceux de ses peuples, plutôt que sur ceux des mondialistes qui nous dirigent au gouffre de notre histoire.Dans cette guerre contre l'Europe et la France la République est le fourrier du mondialisme                                                                                                                                     


Tracer ce cadre n'est pas vain, c'est le cadre globale dans lequel tout positionnement, et toute action politique doit se situer.
Même, c'est le cadre dans lequel toute action et toute volonté se situe de fait car c'est la réalité politique de l'Europe actuelle que cette guerre tous azimuts que nous livre l'Amérique. Selon le mot de François Mitterrand qui disait en 1997 à J.M Benhamou (hier journaleu de gauche et aujourd'hui reconverti dans le néo-conservatisme à la française) : "la France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique."
Vaste programme !

                                                                                

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Le changement de population que nous subissons quotidiennement sur le terrain est directement lié a la dérégulation générale de nos sociétés d'Europe occidentale qu'engendre la soumission de nos responsables politiques aux directives des oligarchies financières qui orientent la globalisation dans un sens mondialiste. Les multinationales pillent l'Afrique et mettent à genoux les nations, et c'est chez nous que viennent s'échouer les vagues de déracinés, et quand il n'y aura plus rien chez nous ils iront ailleurs continuer le pillage.
Où peut-être nous avant eux...
C'est cela la réalité du mondialisme : un monde d'errants apatrides en guerre perpétuelle les uns avec les autres.
C'est cela notre avenir proche, et nous l'avons bien cherché.
Et c'est pour cela que nous, identitaires, nous serrons les rangs autour de ce qui nous reste d'humanité et de dignité
en aidant les nôtres en priorité des autres.


La fin de l'Histoire ?
L'Histoire ne finit pas, ou sinon dans le retour du Christ, et de ce retour "nul ne sait l'heure "selon ses paroles même.
Alors nous sommes nous, dès aujourd'hui, les acteurs tragiques de notre destin.
A nous d'empoigner dès aujourd'hui les rennes de nos vies et de continuer à lutter sans trêve.
A moi !

A mercredi soir.

 

 


 

jeudi, 09 février 2006

Le Christ des Cathédrales

                                                            
« Le destin porte l'homme volontaire;
il traîne l'homme sans volonté »

 

Comment refuser de lire les récents événements en regard de notre action de terrain ? La polémique au sujet des caricatures de Mahomet m’incite à certaines réflexions.
Tout d’abord, pourquoi leur république, qui vient de rappeler tout l’attachement qu’elle éprouvait pour la liberté d’expression, prétend-t-elle s’en prendre à la liberté d’expression…culinaire ?
Y aurait-t-il, sur cette terre d’égalité, des religions et des communautés plus égales que d’autres ? Peut-être une réponse : à quelques jours des J.O. de Turin, nos venons d’assister à la naissance d’une nouvelle compétition, les olympiades de la martyrologie. C’est à celui qui exhibera ses plus beaux stigmates et ses plus sanglantes couronnes d’épines. J’avoue que cette rivalité-là m’indiffère ou au mieux, provoque mes ricanements. Que les intéressés choisissent, hors du territoire national, leurs terrains de sport.
Un journaliste local se demandait en toute bonne foi : « la république ou la charia ? » Je pense que nous risquons d’avoir les deux si nous continuons de refuser de voir les réalités. En ces temps d’extrême confusion, nous voyons des communautés, autrefois solidaires, se déchirer. Gardons-nous bien d’intervenir dans  leur échange de sophismes.
L’impossibilité de concilier des revendications communautaristes agressives et antagonistes, prouve plusieurs choses. L’impuissance du système « démocratique » à résoudre ce genre de crises. Car l’intérêt commun n’a jamais résulté de la somme des intérêts particuliers. Maurras nous parlait des quatre états confédérés. Heureuse époque ! Aujourd’hui, il en verrait quarante et autant de lobbies à vouloir réclamer leur livre de chair à la France quand ce n’est pas…le bout de lard.
Reste à définir l’intérêt commun. Tâche ardue ! On peut affirmer du moins qu’il est rarement la volonté d’une majorité élective, constamment manipulée et bernée. La définition ne peut en être donnée d’ailleurs, que pour une communauté suffisamment homogène, adhérant à des valeurs concrètes. Dans une France et une Europe babélisée, sans enfants, sans foi ni loi, les conflits risquent d’exploser. Depuis les émeutes de novembre, les bonnes âmes du système s’affolent. « L’expérience de l’histoire est pleine des charniers de la liberté et des cimetières de l’égalité. » nous enseigna Maurras. Les vieux slogans s’écroulent, dérisoires remparts de salive et de papier, face aux réalités. « Prédicateurs d’égalité, vous n’êtes que des tarentules, vos plus secrets désirs de tyrans se déguisent ainsi sous des noms vertueux. » Nietzsche avait déjà démasqué les mauvais prophètes. A nous maintenant d’arracher leur fausse barbe ! L’incendie de novembre a fini par gagner le nid des tarentules qui s’agitent désespérément en tous sens, en quête de repères.
Il restera peut-être à reprendre le flambeau de la fraternité, mais pas dans le sens dévoyé que lui ont donné les utopistes maçonniques et universalistes. Non, une fraternité charnelle et de proximité, que nous essayons de mettre en place à notre façon.
Traitons, pour finir, du problème des droits. Simone Weil, dans un livre au titre magnifique, L’enracinement, a réglé la question : « La notion d’obligation prime celle de droit, elle lui est subordonnée et relative…l’obligation seule peut-être inconditionnée. » Nous avons ainsi éprouvé l’obligation de venir en aide aux plus démunis d’entre nous. Et que l’on ne nous demande pas d’explication et encore moins, ce serait le comble, d’excuse !
Au nom de la liberté. Celle du droit d’expression politique…et gastronomique. Liberté totale de recherche scientifique et historique, aussi. Et enfin, liberté de blasphème. Le Marquis de Sade aurait des soucis à se faire aujourd’hui. Dois-je rappeler d’ailleurs qu’il a séjourné plus longtemps dans les geôles « démocratiques » que dans celles de l’Ancien Régime ? Bien sûr, je veux rendre hommage aussi à l’apport central de certaines religions à notre civilisation. Mais il ne s’agit pas de la religion de ces moutons bêlants qui, après avoir vidé leurs églises, courent joyeux à l’abattage pour servir la soupe…de l’œcuménisme béat. Ce serait plutôt celle du Gilles de Drieu : « Le Christ des cathédrales, un grand Dieu blanc et viril. Un Roi, fils de Roi. »

jeudi, 02 février 2006

Salauds de pauvres!

Se faire des amis est une occupation de marchand. Se faire des ennemis est une occupation d’aristocrate…

Un grand merci, pour commencer, au club de la Cité, qui a bien voulu nous accueillir et à ses membres et sympathisants qui ont prouvé, par leur générosité, que Soulidarieta n’était pas un vain mot. Grâce à eux, nos SDF pourront subsister un peu plus longtemps, telle la fourmi de la fable. Un grand bravo à Guillaume Faye qui a précisé devant nous les causes ethniques et sociales des fractures que nous connaissons en France. Comme lui, nous n’avons pas fait du sozial denken notre credo politique mais nous essayons de conjuguer, sur le terrain, identité et solidarité.

C’est par ailleurs l’actualité récente qui m’a interpellé, d’autant qu’elle est en rapport avec le combat contre l’exclusion que nous menons au niveau de Nice. Nous venons d’apprendre que Chirac vient d’insulter une nouvelle fois les rapatriés tout en créant une nième journée de repentance. Autrement dit, ce n’est pas à la Loi de discuter l’Histoire, sauf si elle salit la France. Sans parler du martyre des gardes suisses qui ne concerne pas nos gouvernants qui viennent de refuser, dans un bel ensemble, de leur rendre hommage. La date du dix mai que Chirac a choisi nous rappelle un autre dix mai qui a marqué l’explosion du chômage, de l’exclusion et de la misère en France, autant pour des raisons extérieures qu’à cause de l’éclatement du tissu social français. Deux modestes suggestions au Père repentant de la République. Tout d’abord, l’instauration, s’il reste un peu de place dans son calendrier républicain, d’une journée, une seule, sans repentance. Ensuite, qu’il reconstitue un duo avec un comique  fameux, spécialiste de l’esclavage, pour un grand spectacle : Mes excuses.

Mais je me rends compte, en écrivant ces lignes, que je fais preuve de mauvais esprit. Pensant que c’est peut-être, indirectement, à cause d’un manque de zèle républicain qui m’avait interdit de célébrer en 2002 le bicentenaire du grand bonhomme Hugo, je décide sur-le-champ de faire, comme un illustre prédécesseur, mon Hugothérapie. Avec le plus grand profit, puisque  cette repentance tardive me permet de lire, de la plume de ce géant de la République : « La foule a les yeux faibles, c’est son affaire. Les dogmes et les pratiques sont des lunettes qui font voir les étoiles aux vues courtes. Moi, je vois Dieu à l’œil nu. »
Mais oui, bien sûr, je commence à comprendre pourquoi les professionnels de la générosité et de la grandeur d’âme prétendent mettre fin à notre œuvre caritative, même si elle ne contrevient à aucune loi. On peut être un modèle de bonté, c’est-à-dire de gauche, et lancer la pierre à ceux qui aident leurs frères SDF dans la rue. Et pour comprendre, ce paradoxe, il faut être de gauche, c’est-à-dire si j’ai bien compris, voir Dieu à l’oeil nu. Autre paradoxe, que je ne saurais comprendre, n’étant pas pourvu des dogmes et lunettes adéquats : comment des champions de la laïcité peuvent-ils prétendre voler au secours d’une religion qui ne leur a rien demandé ? Le vénérable Hugo m’a appris que je ne pourrais rien comprendre à tout çà mais il m’a tout de même singulièrement éclairé sur le colonialisme. Avec le colonialisme : « l’Afrique agonisante expire dans nos serres. Là tout un peuple râle et demande à manger. Famine dans Oran, famine dans Alger. Voilà ce que nous fait cette France superbe ! »  Sans le colonialisme : « Haïti est maintenant une lumière. Il est beau que parmi les flambeaux du progrès éclairant la route des hommes, on en voie un tenu par la main d’un nègre (sic). »

            Je croyais  bêtement qu’Alger et Oran se portaient mieux après la colonisation française qu’Haïti, qui avait toujours été libre : encore un problème de courte vue sans doute. Merci  Monsieur Hugo pour ces lumières républicaines.

N’allez pas croire que je m’égare : une bonne partie du problème est là. Dans la mesure où nos SDF ne représentent pas une masse électorale utilisable ou un groupe de pression qui puisse servir à museler la majorité silencieuse de notre pays, nos gouvernants ne sont pas près de s’y intéresser tout en prêchant bien sur, la charité pour la Terre entière.  Ils resteront pour eux des salauds de pauvres pour reprendre le mot ironique de Marcel Aymé dans la traversée de Paris. Des pauvres comme ce SDF qui me confie, qu’en trente-sept années de trottoir à Nice, il n’a connu que l’horreur. Pour notre part, nous avons même choisi de faire de certains de nos SDF des cadres de Soulidarieta à part entière, pour qu’ils redeviennent les propres acteurs de leur sort. Et même si leurs parcours chaotiques, leurs errements et peut-être même leurs erreurs les rendraient infréquentables pour nos grandes âmes. La rue n’est pas une fatalité, nous essayons de réintégrer certains dans la vie active. Même si leur première préoccupation à tous, ils nous l’ont confié, est la faim. D’autre part, le site de la soupe au cochon sur le port de Nice est devenu une véritable agora identitaire et sociale. Rassemblant les individus au-delà des stupides clivages partisans, funeste héritage du jacobinisme, qui interdisent la véritable solidarité et permettent d’entretenir la guerre civile larvée au profit exclusif de nos dirigeants. A l’intérieur de l’association même, ce pluralisme est respecté spontanément. Tout comme les initiatives similaires prises au niveau européen l’ont été en toute indépendance. Mais il est bon, tout de même, de se retrouver dans ce qui devient une grande famille nationale et européenne, qu’on soit SDF, bénévole ou simple visiteur.

Nous avons la visite de jeunes qui n’apprécient pas notre menu mais nous avons autre chose, aussi, à leur proposer. Nous aurons simplement à déplorer que certains reproduisent des comportements d’agressivité que la France laxiste autorise  bien trop souvent, comme nous l’avons tous constaté lors des récentes émeutes. Mais dans l’ensemble, l’ambiance reste bonne enfant. Il faudra même envisager d’augmenter les rations puisque nous sommes confrontés à un succès grandissant. Et nos rapports avec la police sont toujours aussi courtois.

Nous avons l’agréable surprise d’êtres interrogés par la presse japonaise. Nous devons répondre aux accusations saugrenues de racisme mais mon aimable interlocuteur japonais peut constater, à la couleur de peau de certains de nos invités, l’absurdité du propos puis me concéder que les étrangers sont peu aidés au Japon, contrairement à ce qui se passe en France ; et que la polémique qui l’a attiré vers nous, ne pourrait surgir dans son pays qui ne compte aucun musulman. Je ne doute pas que le compte-rendu sera imprégné de la courtoisie propre à ce grand pays qu’est le Japon et dont certains Français pourraient s’inspirer.

Il y a soixante ans, Céline dressait le portrait d’un certain Bergougnot Jules, saint laïque et multicarte des ligues de vertu de l’époque, toujours prêt à se mobiliser pour la cause de quelque martyr exotique ,victime d'un lointain fascime tropical.Mais alors qu’on lui demande de s’occuper d’un SDF d’alors, un certain Trémoussel, voici comment il explique son refus : « Trémoussel, je le connais bien…çà doit être çà qui m’empêche…J’ai vécu trois ans côte à côte…les autres je les ai jamais regardés…Je les connais pas pour ainsi dire. »

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