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mardi, 25 mars 2008

Misère de l’opportunisme politique et misère des nôtres !

1809706753.jpgVoici le printemps et, déjà, le numéro 2 de SDF- le journal. Un hiver de plus est passé, aux côté des plus démunis parmi les nôtres ; un hiver de plus à occuper le terrain sans rien céder, face aux pressions et aux menaces de ceux d’en face, de ceux que la solidarité identitaire énerve.

En ces périodes électorales, parce qu’à chaque fois on prend les mêmes et qu’à chaque fois, on recommence et parce que les dés sont pipés, je veux rester loin de la misère du débat politicien et proche de celle des nôtres, à l’écoute de leurs besoins réels et quotidiens plutôt qu’en arrêt devant les discours et les promesses. Pas envie d’être cocufiée, une fois de plus, en accomplissant mon « devoir républicain ».

C’est un fait : les élections sont inefficaces. Elles passent et les vrais problèmes demeurent. Sauf dans les toutes petites communes où la nomination d’une équipe municipale revêt un sens - rien de novateur, certes, mais tout de même – partout ailleurs, c’est tout juste une énorme farce accaparée par les professionnels de la politique à coups de magouilles, de compromissions et de pantalons baissés.

Il y a ceux qui tentent de se donner une couleur « près du peuple », les faux culs qui, d’un seul coup, adorent « leur » ville, (qu’ils n’habitent même pas), les fausses unions de convenance, les « petites » listes, va-t-en-guerre du premier tour qui, entre les deux tours, font allégeance à un « grand » parti qui leur promet la gamelle. Ces « petites » listes, toujours perdantes, pensent que les scrutins sont incontournables et qu’on doit y apparaître. « Apparaître », « se compter », « montrer que l’on existe » : à quoi ça sert ? Dans quel état apparaît-on ? Où sont les belles idées du début, celles qui ont entraîné les purs, les durs ? A la trappe du politiquement-correct et hop ! Plus grave : la simple présence des « petites » listes aux scrutins, cautionne un système qui, finalement, est leur seule raison d’être.
Participer à une élection locale aux objectifs clairs et sans arrière-pensée, oui. Mais lorsque l’enjeu est la gamelle et les magouilles, voter est une compromission.
« Elections, piège à cons » ! Le slogan a fait ses preuves en Mai 68. Quarante ans plus tard, à combien d’électeurs l’épisode édifiant du détournement du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen a-t-il ouvert les yeux ?
Nos amis sans-logis se moquent bien du calendrier électoral ; ce qui compte pour eux, qui vivent au jour le jour, c’est que le printemps arrive, les belles soirées suivront et la vie sera moins dure. Cela les rend joyeux.

Et la sinistrose électorale actuelle n’y pourra rien. Heureusement……

Odile BONNIVARD
Porte-parole de l’association Solidarité Des Français

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