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vendredi, 28 septembre 2007

Face à l’imposture du thème de la République métissée, pour la République sociale et nationale

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Le thème de la « République métissée » s’entend partout. Il se veut antiraciste. Il manifeste au fond une racialisation de la vision des sociétés politiques. Parler de la République métissée, ou de la France blanche, ou de l’Europe blanche, ce sont au fond deux manières de ne pas être républicain, et de ne pas croire en la démocratie – ou d’être libéral avant d’être démocrate, ou au lieu d’être démocrate. Parler de République métissée c’est prôner pour le devoir de déracinement. Entendons-nous : le métissage doit être un droit. Il ne saurait être un devoir. Il a sa place dans les sociétés humaines. Il ne saurait avoir toute la place et interdire à un Picard d’épouser une Béarnaise, sous prétexte que c’est moins original que l’union d’un Vietnamien et d’une Mexicaine. Le métissage est une pratique et une expérience qui a sa légitimité. Il ne saurait avoir une supériorité ontologique, ni devenir une norme qui s’impose à tous.

Parler de République métissée c’est le plus souvent plaider, non pour une République qui allie plusieurs cultures, mais pour une République sans culture et des sans cultures. « La normalisation socio-éthologique doit tenir lieu désormais d’impératif politique des Républiques » écrit Philippe Forget. « Ce phantasme dément et néo-matriarcal nourrit une dialectique régressive et négative : celle de faire involuer les Peuples vers une indistinction primitive, celle de neutraliser l’histoire sous la nature » (« République laïque ou République métissée », in La Raison, n° 522, juin 2007). On nous parle de « minorités visibles ». Mais n’existe donc que ce qui se voit ?

Les peuples incarnent des façons d’être au monde. Parler du métissage comme norme, c’est supprimer le politique, c’est abolir l’espace public. Il n’y a plus alors de distinction public-privé. Et donc d’assignation à devenir citoyen. L’expérience du politique n’a plus de place spécifique. Le politique lui-même disparaît au profit, non plus de la figure du Big Brother, mais, pire, de Big Mother – dont Ségolène Royal a représenté l’irruption concrète et calamiteuse – parce que Big Mother renforce au fond Big Brother. Parler de « République métissée », c’est surtout vouloir métisser la démocratie avec la société de consommation, jusqu’à ce que la démocratie soit entièrement digérée par cette société de consommation – et le citoyen muté en consommateur de modes idéologiques à porter une saison. C’est bien pourquoi le publicitairement correct, les grandes entreprises multinationales et antinationales ne cessent de prôner métissage et même, souvent, discrimination positive dont on ne voit pas très bien ce qui la distinguerait d’une préférence étrangère.

Le totalitarisme du métissage obligatoire est aussi impolitique que l’obsession racialiste. Il s’oppose à la République Sociale. Il s’oppose à la République des Producteurs. Ni la peau, ni les couleurs, ni les préférences sexuelles n’ont un sens politique. Le faire croire favorise la domination des forces de marchandisation du monde : celles qui veulent une société segmentée en marchés. Le référent racial ne peut être source du référent politique, qu’il ait un signifiant raciste ou au contraire antiraciste. Le thème de la République métissée est le contraire de la préoccupation de survie des peuples.

(Source: http://www.europemaxima.com)

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